Accueil Date de création : 22/08/09 Dernière mise à jour : 14/01/10 13:20 / 75 articles publiés

7- Les épines de la passion

7- Les épines de la passion (attention, scènes adultes)  (7- Les épines de la passion) posté le jeudi 14 janvier 2010 13:20

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7-1  (7- Les épines de la passion) posté le jeudi 14 janvier 2010 13:20

Cela faisait déjà un bon moment qu'Aphrodite était plongée dans son bain délicatement parfumé. Eros attendait patiemment le bon vouloir de sa déesse. Elle aimait ces ablutions quotidiennes sous le regard concupiscent du dieu ailé. Elle aimait sentir le désir monter en lui sans jamais être assouvi, torture délicieuse qu'il acceptait avec joie.

Elle se prélassait lascivement dans l'eau tiède, les yeux à moitié fermés, savourant chaque seconde de douceur sensuelle. Elle coula un regard de chat alangui en direction d'Eros. Ce dernier se tenait appuyé contre une colonne de marbre. Il semblait impassible, mais elle sentait son trouble. Agacée par la préoccupation de son serviteur, elle l'interpella :

- Hé bien, Amour, pourquoi cet émoi ?

Il tourna son visage angélique vers la beauté languide.

- En effet, une question agite mon esprit, ô sublime déesse.

- Va. Pose-la. Je tacherai d'y répondre.

- Pourquoi avoir choisi cette nymphette, Psamathé, comme intermédiaire avec le petit faune ? Je ne comprends pas. Vos autres nymphes vous sont dévouées corps et âme. Pourquoi elle, cette créature pernicieuse et insignifiante ? Hygie, Agavê ou même Ité se seraient fait une joie de vous servir au mieux. Psamathé est tellement... Différente. Et si désobéissante.

Aphrodite rit légèrement :

- Eros, mon chéri, tu ne vois pas plus loin que le bout de ton nez. Psamathé était la nymphe idéale pour cette mission à laquelle je tiens tant. Laisse-moi finir mon bain et je t'expliquerai.

Le dieu s'inclina, perplexe. Il regarda la belle frotter délicatement la perfection de son corps avec une légère mousse fleurie. Puis elle sortit de l'eau. Eros eut un mouvement de recul. Il l'observa quelques secondes avant de détourner les yeux.

Il ne voulait pas devenir fou de désir à trop regarder ce corps de nacre sur lequel retombait une cascade d'or fin. Aphrodite prit tout son temps, caressant la soie de ses cheveux, faisant jouer ses courbes gracieuses avec les rayons du soleil.

Enfin, elle consentit à cacher sa nudité dans une légère tenue parée de perles. Elle se dirigea vers un banc, Eros dans son sillage.

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7-2  (7- Les épines de la passion) posté le jeudi 14 janvier 2010 13:20

Un instant, elle resta silencieuse, se délectant de l'attente qu'elle infligeait à son serviteur. Puis elle s'expliqua :

- Comme je te le disais, aucune de mes nymphes ne convenaient pour être ma messagère auprès d'Erôn. Agavê, tu la connais, est une créature espiègle et délurée. Elle passe son temps dans l'eau, se complaît à nager avec les poissons. Elle a plus le caractère d'une naïade ou d'une néréide. Comme l'eau, elle est vive, fraîche et joyeuse ; elle inspire à tous une gaieté que l'on ne peut repousser.

Eros revit une image de la douce Agavê, savourant la douceur d'une cascade.

Ses boucles brillantes luisaient de gouttelettes irisées, elle souriait sous la caresse voluptueuse de l'eau vive. Spectacle délicieux qu'Eros gardait dans ses souvenirs tel un trésor. Assurément, cette nymphe était tout-à-fait charmante.

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7-3  (7- Les épines de la passion) posté le jeudi 14 janvier 2010 13:20

Aphrodite interrompit ses réflexions :

- En ce qui concerne Ité, elle est la sensualité incarnée. Personne ne peut résister à sa grâce féline... Tu en sais quelque chose...

Ité la brune... La sensuelle...

Sa peau dorée était faite pour les caresses, sa taille souple créée pour l'amour. Ses yeux verts brûlaient d'une intensité mordante capable de rendre fou de désir n'importe qui. Ah, Eros avait passé des heures entre les bras accueillants de la belle !

Aphrodite reprit :

- Quant à Hygie, ma tendre Hygie, qui m'est dévouée corps et âme, je l'aime, tu le sais. Aucune ne me sert mieux qu'elle. Elle copie chacun de mes gestes, chacune de mes attitudes. Seulement, elle n'est pas parfaite, loin de là. Certes son corps est digne de la lignée des nymphes, mais son esprit est embrouillé et simple. Lui confier une mission plus importante que peigner mes cheveux serait une erreur.

Hygie était d'une blondeur incroyable. Elle avait de nombreux attraits : sa peau douce et nacrée, appétissante, sa poitrine rebondie et délicate, désirable, ses jambes longues et déliées, enivrantes. Eros avait goûté quelques temps ces charmes. Mais il s'était vite lassé. La blonde était fade et sans intérêt. Sa conversation ne tournait qu'autour de sa beauté et de celle de sa maîtresse.

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7-4  (7- Les épines de la passion) posté le jeudi 14 janvier 2010 13:20

Le dieu ailé interrogea une nouvelle fois Aphrodite :

- Certes, je connais les travers de ces nymphes. Mais je ne comprends toujours pas pourquoi tu n'en as choisi aucune. Certes, pour Hygie, il valait mieux l'oublier. Son... manque de réflexion peut s'avérer dévastateur...

Le rire d'Aphrodite, cristallin, s'éleva haut et clair :

- Allons, Amour, réfléchis un peu ! il n'est pas dans mon intérêt de favoriser la rencontre d'un faune au coeur volage et à la beauté fascinante et de nymphes éprises de beauté et d'amour ! Imagine Erôn aux prises avec Ité, la sensualité-même. Imagine-le regardant les fraîches formes d'Agavê la souriante. Vois-le même convoitant la nacre veloutée de la peau d'Hygie. Et mes nymphes, si dévouées soient-elles, n'auraient pas refusé les avances de ce satyre fait pour l'amour. Elles l'auraient même séduit avant qu'il ne fasse le moindre geste !

La déesse fit une pause, dardant son regard marin sur Eros.

- Maintenant, passons à Psamathé. Tu seras d'accord avec moi, ce n'est pas la nymphe la plus gracieuse de l'Olympe ! Elle ne peut rivaliser avec mes charmes voluptueux. Je n'ai donc pas à craindre le désir inconstant de mon petit faune. Quant à elle, elle ne s'intéresse pas aux lueurs de l'amour ; elle n'en a que faire, toute occupée à son étrange passion pour les moeurs humaines. Voilà pourquoi elle est parfaite pour servir d'intermédiaire entre mon amant chéri et moi. Elle est insignifiante, et m'obéit tant que je lui donne ce qu'elle veut, quelques miettes de culture mortelle.

Elle se tut une nouvelle fois, plongeant dans ses divines pensées, avant de reprendre :

- Mais à mon tour de t'interroger, Eros de mon coeur.

Le dieu s'inclina légèrement en signe d'acquiescement.

- Pourquoi hais-tu à ce point Psamathé ? Vos joutes verbales, certes, sont divertissantes. Mais je ne comprends pas vraiment cette aversion. Elle n'est rien. Pourquoi cette haine te tient-elle autant à coeur ?

- O ma déesse, je ne saurais te dire avec exactitude. Cette nymphette est si différente des autres... Elle n'est pas normale. Elle est insolente, son verbe est venimeux, elle ne sait pas se taire ni tenir sa place ! Elle...

Aphrodite l'interrompit de son rire mélodieux :

- Elle te résiste ! Elle doit bien être la seule que tu n'aies su séduire !

Le visage d'Eros s'empourpra. De colère ou de honte, bien malin qui saurait le dire :

- Elle ne m'intéresse pas ! Jamais je ne pourrais la désirer ! Elle n'a aucun attrait ! Sa beauté n'est rien face à celle de ses soeurs. Je la hais, du plus profond de mon être !

- Bien, ne te mets pas dans cet état, mon ange. Je te comprends, elle n'est pas intéressante pour des dieux tels que nous. Laissons-la dans son monde déviant. Ne nous préoccupons que des choses importantes. Ah, mais je dois te laisser. Justement, Psamathé m'appelle. Erôn est arrivé dans mes appartements, je ne saurais le faire attendre.

Aphrodite s'évapora, la mine réjouie.

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